A la veille de la rupture, ultimes débats et signatures pour l’accord post-Brexit

Walaa Al-Assrah Jeudi 31 Décembre 2020-22:40:31 Actualités Internationales
Brexit: les prochaines étapes
Brexit: les prochaines étapes

A la veille de la sortie du Royaume-Uni du marché unique européen, les députés britanniques se sont prononcés hier mercredi sur l’accord commercial post-Brexit conclu pour encadrer la rupture historique, levant l’ultime obstacle à sa ratification, souligne l’AFP.

L’adoption du texte de 1.246 pages, conclu la veille de Noël pour éviter le chaos d’un “no deal”, ne faisait guère de doute vu la majorité dont dispose le gouvernement de Boris Johnson à la Chambre des Communes. Après le feu vert des 27 en début de semaine, elle a permis aux deux parties de le ratifier in extremis pour une entrée en vigueur ce jeudi soir à 23h00, à Londres et GMT (minuit à Bruxelles).

Après 47 ans d’intégration européenne et quatre ans et demi de déchirements suivant le référendum du Brexit, le Royaume-Uni, sorti formellement de l’UE le 31 janvier dernier, cessera alors d’appliquer les règles européennes. Il quittera le marché unique européen, l’union douanière et le programme d’échanges d’étudiants Erasmus.

Le projet de loi présenté aux députés “montre que le Royaume-Uni peut être à la fois européen et souverain”, a déclaré Boris Johnson dans un communiqué.

“Nous allons ouvrir un nouveau chapitre de notre récit national, concluant des accords commerciaux partout dans le monde (...) et réaffirmant le Royaume-Uni comme une force pour le bien, libérale et tournée vers l’extérieur”, a-t-il ajouté.

Il a promis que le pays deviendrait “le meilleur ami et allié possibles de l’UE”, après en avoir été un “membre peu convaincu, parfois obstructif”.

Les députés ont dû interrompre leurs vacances pour siéger à partir de 09h30 GMT. Le texte ne devait être débattu que quelques heures avant un vote en début d’après midi. C’était ensuite au tour des Lords, à la chambre haute, de se prononcer.

Le gouvernement conservateur dispose d’une large majorité et Keir Starmer, le chef de l’opposition travailliste, avait appelé ses troupes à approuver l’accord, malgré le rejet d’une partie du Labour, craignant ses répercussions économiques et sociales.

Dans le camp conservateur, les plus fervents pro-Brexit de l’European Research Group sont rentrés dans le rang, estimant que l’accord “préserve la souveraineté britannique”.

Allaient s’opposer au texte le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, favorable au Brexit mais opposé aux contrôles douaniers entre la province britannique et le reste du Royaume-Uni, ainsi que les europhiles du parti libéral démocrate et de la formation indépendantiste écossaise SNP.

Côté européen, les 27 ont donné leur feu vert à une application provisoire de l’accord en attendant son approbation par les eurodéputés au premier trimestre 2021. Le document allait être signé hier mercredi à 08h30 GMT par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel, avant d’être acheminé par un avion de la Royal Air Force à Londres pour être paraphé par Boris Johnson.

 

 

 

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